INVISIBLE
Nombril au centre des grisures légères
la bouche déchirée
quelque part entre l'ici et le dedans
et cet absurde regard heurté d'éclat
plaqué d'or et de ferraille entre les dents
 
Glisse sur les jambes resserrées les larmes gelées
et les hommes
et la question sur les flammes mortelles
 
Absurde absurde
la marche figée des portraits les lèvres entrouvertes
 
Samuel me hante
 
Mais qu'est-ce que j'ai non je n'ai rien
je erre je vais je ne vais pas je heurte
je vais tout près chercher la corde
 
Et j'attends
 
Sur les rouges et les intervalles
 
qu'ils me rejoignent
 
©Catherine Estrade    
L'asile au bout du Zinc 2014 www.maisonbleuecollectifartistes.com